Jeunes à Marrakech

Jeunes à Marrakech

Jeunes à

Marrakech

Vingt et un jeunes journaliste de l’Ecole publique de journalisme de Tours sont partis à Marrakech à la rencontre de sa jeunesse. Sur place, ils ont multiplié rencontres, visites, interviews…

Ils en ont ramené une enquête multimédia foisonnante et passionante. Ainsi qu’ils le disent eux-mêmes : « Être de la même génération que nos interlocuteurs nous aura permis de mieux les comprendre pour appréhender leur quotidien, leurs difficultés et leurs rêves. Parmi cette jeunesse, nous avons maintenant des amis. Nous espérons que vous l’aimerez autant que nous. »

Vous pouvez soit aller à l’enquête directement soit voyager par chapitre en suivant les flêches. Bonne lecture.

Photo Mélina Rivière/EPJT

Marrakech, le grand ménage

Marrakech, le grand ménage

Marrakech, le grand ménage

Le business des déchets

En moyenne, entre 800 et 900 tonnes de déchets sont produites chaque jour à Marrakech. La ville risque de crouler sous les ordures. La commune consacre un tiers de son budget à leur gestion. Il devient urgent de trouver des solutions et d’investir sur le marché de la valorisation et du recyclage.

Photo Martin Esposito/EPJT

Il est 5 heures, Marrakech s’éveille

Chaque jour, près de 300 tonnes de déchets s’amoncellent dans le secteur de la vieille ville de Marrakech. Jour et nuit, 425 nettoyeurs arpentent les ruelles pour que rien ne gâche le spectacle de la place Jemaa el-Fna et l’effervescence des souks.

Photo Martin Esposito/EPJT

Petite main du recyclage

Considérés comme des voleurs d’ordures ou des acteurs informels de la lutte contre le réchauffement climatique, les chiffonniers marocains vivent dans une situation précaire. Abdelmajid accepte avec fatalité un travail qui fait vivre sa femme et ses trois enfants.

Photo Cyrielle Jardin/EPJT

La Ville rouge vide son sac

Au Maroc, les sacs en plastique sont interdits depuis le 1er juillet 2016. Ils continuent pourtant d’inonder les rues de Marrakech, notamment en périphérie, là où les autorités sont plus laxistes.

Photo Hugo Noirtault

Les reporters

Textes, photos, videos, infographies, voici les auteur(e)s de ce dossier long format.

Marrakech – Le vert à moitié plein

Ce dossier long format est le complément sur le Web d’un magazine réalisé par les étudiants de deuxième année de l’EPJT. Pendant une semaine, ils ont enquêté dans la Ville rouge pour mesurer l’impact de la COP22 sur les habitudes de ses habitants. Puis ils ont écrit leurs textes, ils les ont mis en page, les ont illustrés et les ont édités pour ce numéro spécial d’Innova. Bonne lecture

Essaouira à l’heure des Gnaouas

Essaouira à l’heure des Gnaouas

Du 24 au 27 juin dernier, la ville d’Essaouira au Maroc a bougé au son des instruments gnaouis. Des festivaliers venus du monde entier ont ainsi découvert la musique traditionnelle de ceux qui sont les descendants des esclaves d’Afrique noire.

De notre envoyée spéciale au Maroc, Clémentine Hillairet

Il est 15 heures à Essaouira. La ville est en effervescence. Des milliers de touristes, cachés derrière leurs appareils photos, suivent le cortège des Gnaouas qui défile sur le boulevard Mohamed-V jusqu’à la médina. Au son des guembris, ces instruments mi-luth mi-tambour, ces descendants des anciens esclaves venus d’Afrique Noire se laissent aller à la danse traditionnelle. Leur musique et leurs chants associent les rituels africains au culte de l’islam. Les musiciens sont regroupés en confréries dirigées par un maâlem (maître). On les distingue grâce aux couleurs de leurs vêtements de satin. Un par un, ils avancent vers le public. Certains dessinent des cercles avec leur tête pour faire danser leurs longues perruques noires. D’autres sautent dans les airs tout en continuant à jouer.
Arrivés aux abords de la médina, une dizaine de groupes jouent dans un vacarme saisissant. Le bruit des timbales résonne entre les murs ocre. Les maâlems échangent un regard puis d’un signe de la tête, font arrêter la musique, net, laissant alors la place aux applaudissements du public conquis.

Pendant ce temps, dans les rues de la médina, les commerçants marchandent avec les « gazelles » et les « gazeaux » venus d’Europe. Les négociations sont de courtes durées et souvent à la faveur des vendeurs. Le long des remparts, des jeunes musiciens marocains attirent les curieux.

Balade au cœur du festival underground

A deux pas du vieux quartier se trouve le port d’Essaouira. Des barques bleues serrées les unes contre les autres couvrent entièrement les eaux. Pendant que les Gnaouas assurent le spectacle dans l’enceinte des remparts, les pêcheurs ramandent leurs filets, accordant peu d’importance aux regards curieux des quelques touristes. Le festival, les pêcheurs semblent s’en moquer. L’essentiel est le nombre de poissons vendus aux restaurateurs du coin. Les seuls vacanciers qui les intéressent sont ceux qui errent le long des remparts à la recherche de haschich.

Musiques sacrées du monde

Tard dans la nuit, les concerts se succèdent. Mais à ceux de musiques traditionnelles, se mêlent ceux de jazz ou de reggae comme celui du chanteur allemand Patrice. Au grand dam de Driss, chauffeur de taxi et adepte de musique gnaouie. Pour lui, le festival d’Essaouira a perdu son charme lorsque le jazz a fait son apparition dans la programmation. « La vraie musique traditionnelle se joue dans l’intimité. On écoute les maâlems en famille, au cours de cérémonies. Cette musique-là guérit et repousse les esprits maléfiques. » Pour se justifier, les organisateurs expliquent que les Gnaouas ont influencé toutes les musiques du monde, comme le reggae, le jazz ou plus récemment la fusion.

La ville reste cependant le haut lieu des musiques sacrées au Maroc. Les touristes européens y affluent, chaque année plus nombreux, pour les découvrir. Ces quatre jour-là, Essaouira voit ainsi sa population passer de 70 000 habitants à plusieurs centaines de milliers en trois jours.

Pour avoir un aperçu du festival gnaoua, musiques du monde. Et puis le reportage de Media1sat

 

Comment s’y rendre ?

Avec Royal Air Maroc, vous arrivez directement à Essaouira pour 300 € en moyenne. Pour les petits budgets, un vol Paris-Casablanca avec Easy-jet par exemple, ou Jet4you vous coûtera environ 200 € (vols A-R) en période creuse. Comptez cependant dans les 500 € pendant la période du festival. Vous pouvez ensuite louer une voiture sur place, environ 28 € la journée, kilomètrage illimité.
Essaouira est située à environ 450 kilomètres de Casablanca, mais ne vous y trompez pas, il faut bien compter sept heures, en prenant son temps, pour s’y rendre. Mais ça vaut le voyage. En longeant la côte, les paysages sont magnifiques.
Depuis Marrakech c’est plus court, 200 km pour trois heures de route, et les vols depuis la France moins chers. Vous traverserez des paysages désertiques mais tout aussi charmants.