La Touraine est aussi une terre de gastronomie. Cette semaine, nous avons été découvrir l’atelier cuisine du chef Bruno Rochereau. Puis nous avons filer au lycée Albert-Baylet observer les apprentis cuistots. Nous avons été visiter la cuisine d’un restaurant de Tours dont le mot d’ordre pourrait être : simple mais bon. Le goût, ça s’éduque. Ce n’est pas la diéticienne Anne-Gaëlle Hochart qui nous dira le contraire. Nous avons été voir si les enfants de la cantine de l’école Anatole-France étaient d’accord. Bon appétit.

Par Cécile CARTON, Jonas CUENIN, Marion DESLANDES, Aurore GAYOD,

Un dîner de chefs

Cuisiner en se faisant plaisir, c’est possible. La preuve avec les ateliers de cuisine TOUrS à table.

« C’est comme si votre couteau dansait. » Attentifs, les cinq élèves font cercle autour de Bruno Rochereau, le chef, les yeux rivés sur la lame. Les petits morceaux de légumes s’amoncellent dans le plat. « A vous maintenant ! » Les  apprentis cuisiniers se saisissent des couteaux et découpent, émincent, cisèlent les légumes pour la fricassée de poularde prévue ce soir. La discussion s’engage rapidement autour de la table.  « Je vais participer souvent, ça me détend ! » constate amusée Marie-Christine, venue avec son mari, Michel.

Partager un moment convivial et gourmand autour de recettes faciles et astucieuses, tel est le principe de l’atelier de cuisine TOUrS à table. Il a été créé par Frédérique Dupuis, en 2006. Après avoir longtemps travaillé dans la finance, elle a décidé de se lancer et de se consacrer à sa passion. Son but : faire redécouvrir le plaisir de cuisiner et propose trois modules : Cuisiner plaisir ; cuisiner comme un chef, cuisiner avec les enfants.

« On s’en fait souvent tout un plat, mais la cuisine, c’est simple », observe Bruno Rochereau, le professeur. Après avoir travaillé pour l’Atelier des Chefs à Paris, il a mis son talent à contribution pour partager savoirs et saveurs. Ce vendredi soir, Delphine, Astrid, Bruno, Marie-Christine et Michel écoutent attentivement ses conseils avisés. Ils sont venus « apprendre à cuisiner comme un chef pour épater (leurs) amis », selon l’intitulé de la leçon. Au menu figurent un velouté de fèves accompagné de tuiles de parmesan et jambon de parme, suivi d’une fricassée de poularde au Riesling et d’un risotto. Pour le dessert ce sera crèmes brûlées à la fève de Tonka, met originaire des Caraïbes et d’Amérique du Sud. « Ces cours permettent de découvrir de nouvelles saveurs », se réjouit Astrid, bibliothécaire

Le sérieux nécessaire à la réalisation d’un repas aussi élaboré n’empêche pas la détente. Bien que les élèves ne se connaissent pas entre eux, tous plaisantent. « Cette bonne ambiance m’incite à revenir, explique Delphine, professeur de français. C’est au moins la sixième fois que j’assiste à un cours. » Pour Marie-Christine et Michel, c’est une première. Ils se sont vu offrir la soirée par leurs enfants. « Vous auriez vu sa tête quand il a ouvert son cadeau ! plaisante Marie-Christine à propos de son mari, qui ne cuisine pas souvent. C’est le spécialiste de la sauce salade ! »  Ces ateliers ne sont pas seulement destinés aux cuisiniers avertis, ils sont ouverts à tous : amateurs, passionnés ou néophytes

Les apprentis d’un soir seront récompensés de leurs efforts par la dégustation de leur repas. Un réconfort bien mérité !

Texte et photos C. C. et A. G.

Bien manger pour pas cher : c’est encore possible

Jean-Pierre Coffe vient au secours du pouvoir d’achat des Français.  Des études démontrent, en effet, que les dépenses consacrées à l’alimentation ne représente que 12 % du budget global d’une famille française type et que cette part est en recul. Comment, alors, manger mieux, équilibré mais à petit prix.  Le trublion de la critique gastronomique a donc concocté quelque trois cents recettes faciles à réaliser, équilibrées et de bonne qualité culinaire qui permettent de tenir un budget de 9 euros par jour pour une famille composée de quatre personnes. Chaque recette est précédée d’un avant-propos qui explique pourquoi il est nécessaire de bouleverser nos habitudes alimentaires.
Le Plaisir à petit prix, Plon, 9,90 euros.

McDonald’s n’en finit plus de grossir

Dans son bilan de l’année écoulée, le leader des fast-foods affiche un bénéfice net en hausse de 80 %. Dans le même temps, le nombre de faillites dans le secteur de l’hôtellerie-restauration française progresse de 27,2 %. En 2009, l’enseigne américaine va créer 240 nouveaux restaurants et 12 000 emplois en Europe. En une journée, 58 millions de Terriens consomment un produit estampillé MacDo’. Sachant qu’un Big Mac pèse 219 grammes, feuille de salade comprise, on arrive à une assiette mondiale de 11 600 tonnes de hamburgers par jour.

A l’école et aux fourneaux

Mardi 27 janvier, 18 h 12 : effervescence en cuisine. C’est l’heure de l’exercice grandeur nature pour les élèves du lycée hôtelier Albert Bayet (Tours). C. C. et M. D.


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Un salon des vins français

Amateurs de bons crus, tenez-vous prêts ! Le salon des vins des vignerons indépendants se tiendra à Strasbourg (Bas-Rhin) du 13 au 16 février ; à Lyon, du 27 février au 1er mars et à Bordeaux, du 13 au 15 mars. Plus de trois cents exposants représenteront les douze régions viticoles françaises. L’occasion de rencontrer les professionnels tout en enrichissant ses connaissances œnologiques. Un verre de dégustation sera offert à l’entrée et des concours organisés tout au long du salon. Entre trente-cinq et cinquante vignerons du Val de Loire-Vendée seront présents à chaque fois.

Les cuisines du Sans Sens

En se promenant rue Marceau, près des Halles, on tombera facilement sur une grande porte qui ressemble à celle d’un entrepôt. C’est celle du Sans Sens, un restaurant qui a élu domicile au sous-sol d’un immeuble récent. Le personnel d’accueil est chaleureux et l’ambiance plutôt chic sans être extravagante.

Le brunch est mort, vive le drunch!

Nouveau concept très tendance, le drunch est un apéro dînatoire entre amis, vers 18 heures. Né de la contraction de « dinner » et de « lunch », il permet de recevoir ses amis suffisamment tôt pour ne pas se coucher tard.  L’hôte y sert, de manière informelle, aussi bien du sucré que du salé et chacun mange ce qu’il lui plaît. Cette nouvelle pratique devrait bientôt être adoptée partout. D’après un sondage OpinionWay, 64 % des Français, interrogés spécifiquement sur le drunch,  ont jugé l’idée « plutôt originale » et 52 % ont estimé qu’il serait envisageable pour eux de recevoir de cette manière.

Que mange-t-on à la cantine?

Rendez-vous à midi dans la salle carrelée de l’école maternelle Anatole-France, à Tours. Comment sont préparés les repas ? Le bio est-il arrivé dans les assiettes de nos bambins ? Anne-Gaëlle Hochart, diététicienne au service restauration de la mairie, répond aux questions que se pose tout parent. Avec l’aide des petites sections de l’école. M. D.