Le frisbee n’est pas seulement un sport de plage pour flambeurs bronzés. En salle ou sur herbe, il se pratique de plus en plus dans les écoles et les clubs. En Indre-et-Loire, les Oufs et les Oufettes (du nom du Olympic ultimate freezbee, le club de de Joué-lès-Tours) en sont les dignes représentants. Rencontre avec l’équipe, sur le terrain.

Par Pauline ANDRE, Sarah MASSON, Sacha NOKOVITCH

Jeudi soir, 19 heures, – 2 °C, parc d’activités de la Liodière. Les OUF (les joueurs de l’Olympic ultimate freezbee) sont au rendez-vous. Ils sont une vingtaine sur le terrain des Bercelleries, à Joué-lès-Tours. Premier entraînement en extérieur, qui marque le début de la saison d’été. Le jeudi, c’est réservé au haut-niveau : on se prépare pour les tournois. Né en 1997, le club fait partie des « historiques » français, créés après ceux de Paris et des autres grandes villes. Mathieu Plou, look de snowboardeur, bonnet vissé sur la tête et petite barbiche, lance le début de l’entraînement par un échauffement classique : trois tours de terrain en courant puis une série d’exercices de musculation et de relais. Le terrain de frisbee, c’est l’équivalent de celui de football en deux fois moins large. L’entraîneur nous explique les règles du jeu. L’ultimate frisbee se joue à deux équipes de sept. Chacune doit amener le disque dans la zone d’en-buts adverse en faisant des passes. La technique, la vitesse de course mais aussi la capacité à « catcher » (attraper) le disque ont un rôle important dans la stratégie de jeu.

C’est la fin de l’échauffement. Les équipes se forment et on commence l’entraînement à proprement parler, spécifique au frisbee. Les disques volent, les joueurs aussi, ils travaillent le lancer. Il y a deux techniques principales : le back (revers) et le side (coup droit). Comme dans n’importe quel sport d’équipe, le positionnement sur le terrain est primordial. En défense, la plupart du temps, un joueur en marque un autre. L’entraînement est mixte, tout comme certains tournois. Les exercices sont intenses et exigent une bonne préparation physique mais l’ambiance est bon enfant. On rit, on papote sans cesser de courir, de sauter, de voler…. Le frisbee, c’est aussi un état d’esprit. Ne devient pas OUF qui veut. Il existe une charte du fair-play qui définit les droits et devoirs du joueur. La Fédération flying disc France (FFDF) rappelle « l’esprit de jeu » et prône « la responsabilité des joueurs ainsi que le respect de tout ce qui concourt à [l’]environnement sportif. […] Il vous faut constamment avoir à l’esprit que vous ne jouez jamais contre des adversaires mais avec des partenaires ». Avec le cricket, c’est le seul sport au monde qui se joue sans arbitre. Les joueurs indiquent eux-mêmes les éventuelles fautes. C’est aussi une discipline que l’on pratique à tout âge, même au niveau compétition. Car il n’est pas réservé aux jeunes : il n’y a que 10 % de « juniors » (moins de 20 ans) et 20 % de « Masters » (plus de 32 ans).


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Simple, mais physique, le frisbee était déjà pratiqué avant son invention officielle aux Etats-Unis. A la fin des années quarante en effet, les étudiants de l’université de Yale avaient pris l’habitude de jouer au lancer de moules à gâteau en aluminium, fabriqués par la Frisbie Pie Company.  Au moment de l’invention du plastique, Walter Frederick Morrison, ingénieur en plasturgie, créé le disque volant.  Apparu en France en 1977, ce sport est de plus en plus pratiqué dans les écoles, collèges et lycées. Mathieu confirme : « C’est encore un petit sport, mais en grande évolution. » En 2007, il y avait environ mille cinq cents licenciés en France (Chiffres : FFDF) et ils sont aujourd’hui quarante-sept à Tours.

C’est la fin de l’entraînement, les joueurs, épuisés, vont prendre une douche chaude bien méritée. Prêts pour les mondiaux ? « On n’a pas encore le niveau des joueurs américains et australiens, qui sont nés dans cette culture », explique Mathieu. Mais à Joué-lès-Tours, certains sont déjà bien classés : les Masters et l’équipe mixte sont respectivement arrivés troisième et quatrième aux championnats d’Europe à Southampton il y a deux ans. Sept joueurs ont également participé aux mondiaux au Canada l’été dernier.

Vous n’avez pas fini d’entendre parler du disque puisqu’il existe aussi d’autres disciplines :le disc-golf (même principe que le golf mais avec un disque à la place de la balle), le « freestyle » (figures artistiques ou acrobatiques) et des épreuves qui reposent sur la précision ou la distance du lancer. Pour une vision globale du disque en France, rendez-vous les 14 et 15 mars à Tours, pour le championnat Overall : le classement général de toutes les épreuves de sports de disque. S. M. (texte) P. A. (Photos)

Champions du monde de l’oubli

Le 1er février dernier, l’équipe de France de handball devenait championne du monde en battant la Croatie (24-19) chez elle, à Zagreb. Un exploit non isolé puisqu’il s’agit du troisième titre mondial dans l’histoire du handball hexagonal. Six mois auparavant, « Les Experts » avaient  sauvé l’honneur des sports collectifs français en décrochant la médaille d’or au JO de Pékin. Malgré ce palmarès sans équivalent dans le sport français, le Handball souffre d’un manque de reconnaissance qui devient une habitude désagréable alors que le football envahit nos ondes, nos écrans de télévision et nos journaux. Le handball, lui, n’a eu l’honneur d’être diffusé sur France Télévisions que lors de la finale du championnat du monde. L’écho médiatique a duré jusqu’au lendemain, puis s’est arrêté net. Le handball français est immédiatement retombé aux oubliettes, chassé par l’ogre footballistique et par sa Coupe de la Ligue. Apparament, en France, il vaut mieux diffuser un obscur Nice – Vannes, affiche de la Coupe de la Ligue plutôt que de revenir sur l’épopée des Bleus en Croatie. Les Français sont bien les champions du monde de l’oubli.

Jorkyball : le foot chic

Mélange de football, de squash et de billard, le Jorkyball est devenu un véritable phénomène de mode. Depuis quatre mois, le complexe Soccer Tours* tente de séduire son public dans le but de créer une association sportive et de disputer des compétitions. Découverte ! S. N.

Hockey sous l’eau

On connaissait le hockey sur glace, il en existe un autre, moins médiatique, mais tout autant reconnu au niveau international : le hockey subaquatique. Le dernier championnat du monde s’est tenu du 23 avril au 3 mai 2008 à Durban, en Afrique du Sud. C’est l’équipe de France masculine qui a décroché le titre. Ce sport est né en août 1954 dans le sud de l’Angleterre. il est apparu en France en 1967. A la différence du hockey sur glace, la crosse est plus courte et plus légère. Deux équipes de dix joueurs s’opposent pendant deux mi-temps de quinze minutes. Prochain rendez-vous : le tournoi interclub européen qui aura lieu à Madrid, le 19 mai prochain. A vos palmes et tubas !