Jeux, karaoké et réflexion sont au programme de la première édition des Sunday Assembly. Celle-ci a réuni près de 150 participants, le 28 septembre 2014, à Paris. Photo : Marine Sanclemente/EPJT.

Le 24 décembre, nuit de Noël , des milliers de Français prennent le chemin des églises pour célébrer ensemble la naissance de Jésus-Christ, à l’origine du christianisme. Mais les messes de minuit n’ont plus les fastes d’antan. Plus généralement, le nombre de croyants, toutes confessions confondues, s’érode. Les athées seraient désormais sur le point de les dépasser : ces derniers représenteraient aujourd’hui un Français sur trois. Des rassemblements non-croyants tentent même de surfer sur la vague athée. En vain, car l’athéisme reste une position complexe, entre indifférence et bricolage spirituel.

Par Tony FABRI, Jessica LOMBARDI et Marine SANCLEMENTE

Sanderson Jones, cofondateur des Sunday Assembly, espère développer sa version de l’athéisme dans le monde. Photo : Marine Sanclemente/EPJT.

Mais quelle mouche a donc piqué les athées ? Rassemblements dominicaux, célébrations de la joie, auraient-ils eu une révélation ? Sacrifieraient-ils au culte d’une nouvelle divinité ? En fait, pas vraiment. Que les églises se rassurent, ils n’ont pas encore leur chapelle. Pragmatiques et rationnels, les non-croyants cherchent avant tout une meilleure visibilité, une organisation pour peser dans le débat avec les religions.

C’est peine perdue si l’on en croit Eric Vinson, professeur du fait religieux à l’Institut de sciences politiques de Paris : « Il n’y a pas de rassemblement possible sans symbole commun. » Une vision partagée par les institutions. En 1988, l’Union des athées a sollicité l’État pour être reconnue en tant qu’association cultuelle. Mais le conseil d’État a rejeté la demande, se refusant à considérer l’athéisme (lien glossaire) comme un culte. Depuis, le bureau des cultes du ministère de l’Intérieur affirme ne pas avoir reçu d’autres demandes de ce type.

Certes, ils sont plus fortement représentés que jamais dans la société. Près d’un Français sur trois ne croit pas en Dieu*. Plus précisément, 29 % des Français se disent athées alors qu’ils n’étaient que 14 % en 2005. Les athées seraient en passe de dépasser les croyants, qui ne représentent qu’un peu plus de 30 % de la population quand le dernier tiers regroupe les indécis. Aussi, depuis septembre 2014, des réunions areligieuses tentent de s’implanter en France .

Importées d’Angleterre, les Sunday Assembly, qui signifie littéralement « assemblée du dimanche », proposent aux non-croyants de se réunir lors d’une messe sans Dieu où l’on célèbre la joie de l’instant présent. « Dieu n’a plus aucun sens pour moi. En venant ici,  j’espère rencontrer d’autres personnes qui partagent ma position pour pouvoir échanger », souffle Yann, 43 ans, rencontré lors de l’un de ces rassemblements d’un genre nouveau. Ces Sunday Assembly seraient-elles alors la solution pour les athées désireux de se rassembler et de développer des valeurs communes et positives ? Rien n’est moins sûr. « Si le partage de la joie constitue le seul critère de rassemblement, on peut aussi se réunir chez Mc Donald’s, commente Éric Vinson. Les assemblées du dimanche renvoient davantage à un phénomène de mode. On est dans la parodie où l’on singe les pratiques des croyants. » Et ce n’est pas du goût de tous les athées. Bertrand Duffort, président de l’association Athéisme international, assure qu’associer église et athéisme est un oxymore : « On ne fait pas un culte de l’athéisme. »

« Les athées sont comparables aux anarchistes »

Il faut d’abord s’entendre sur la définition du terme. L’athéisme est « une prise de position philosophique affirmée qui rejette toute croyance en un être surnaturel tout puissant et créateur de l’univers », explique Georges Minois, auteur du Dictionnaire des athées, agnostiques, sceptiques et autres mécréants (Albin Michel, 2012).
Selon lui, les tendances affichées dans les sondages ne reflètent pas la réalité. « Ces estimations sont trompeuses. On observe surtout un recul du christianisme et la progression d’un certain “ indifférentisme” plutôt que d’un véritable athéisme. »

Difficile dans ce cas d’avoir une estimation du nombre d’athées capables de se rassembler. Pour les trouver, il faut chercher du côté des associations. Athéisme International est l’une des rares à communiquer. Son fondateur, Bertrand Duffort, a été baptisé selon la volonté de sa grand-mère très croyante. Mais il a choisi de se faire débaptiser, il y a une vingtaine d’année. « Dieu a disparu de ma vie lorsque j’ai commencé à travailler, témoigne ce septuagénaire qui a débuté dans la ferme familiale avant d’ être successivement enseignant puis journaliste. Je vis dans le présent, je ne crois pas à une vie après la mort. » Aujourd’hui, avec son association qui fonctionne essentiellement grâce à son site Internet, il cherche à « faire connaître et reconnaître ceux qui ont choisi d’être sans religion ». Un discours qui en cache un autre, frôlant parfois l’intolérance : « J’ai l’impression que ceux qui n’ont pas de religion ne sont pas dans la norme, lâche cet athée. Cela devrait être le contraire. La dernière fois, j’ai croisé un imam en robe et je ne me suis pas gêné pas pour lui dire. »

« Jésus est un être humain comme les autres »

C’est là l’une des limites de l’athéisme qui, pour s’exprimer, vire parfois à l’hostilité vis-à-vis des religions. Sans tomber dans ce travers, d’autres associations historiquement athées, comme la Libre Pensée, tentent de cultiver leur athéisme autour de valeurs comme le combat pour le strict respect de la laïcité (lien glossaire). Mais ces croisades sont aussi menées par des croyants et ne peuvent pas rassembler les seuls athées. Il n’est pas simple non plus pour eux de fédérer autour de la seule négation de l’existence de Dieu. « Les athées ont une attitude purement négative. Difficile dans ce cas de se réunir et même de se positionner dans la société », décrypte Georges Minois. Pour le vérifier, il suffit de constater le faible nombre d’adhérents des principales organisations areligieuses, dont la plus importante, la Libre Pensée, plafonne à un millier d’adhérents. « La situation des athées est comparable à celles des anarchistes qui excluent toute forme d’organisation et de pouvoir », remarque Éric Vinson.

Les athées sont également confrontés à une autre difficulté : il y a autant de formes d’incroyance que d’individus. Une preuve de plus qu’un regroupement autour de l’athéisme n’est, pour l’heure, pas envisageable. « L’athée se contente de vivre à travers une quête individuelle de la vérité », indique Georges Minois.

Se regrouper signifierait alors perdre une partie de son identité qui repose avant tout sur la liberté de conscience. Quitte à rester dans une position « par défaut, en réaction à ceux qui croient », comme le défend Bertrand Duffort. Une posture inconfortable pour Georges Minois : « L’athée peine à exister dans un monde où les religions imprègnent encore beaucoup d’actes collectifs. »

Afin de donner un sens à leur existence, certains athées développent d’autres formes de spiritualité. En témoigne François Faucon, professeur d’histoire-géographie. « Né dans une famille catholique, je cultive ma propre réflexion depuis mon adolescence. J’ai peu à peu compris que je pouvais me passer de Dieu. J’ai abandonné la dualité entre croyance et athéisme pour aller chercher ailleurs, du côté de la philosophie grecque et du matérialisme », résume-t-il.

En quête d’une spiritualité sans Dieu, d’autres se tournent vers l’ésotérisme. On les retrouve notamment dans les rangs de la branche libérale de la franc-maçonnerie, comme Carmen Blayot. « J’ai bien connu la religion, je suis même passée chez les sœurs », raconte-t-elle. C’est après le décès de son fils, il y a huit ans, qu’elle a « ouvert les yeux ». « Je me suis aperçu que Jésus était un être humain comme les autres. J’ai alors beaucoup lu puis intégré la franc-maçonnerie. J’y ai découvert des croyances alternatives, telles que les rites égyptiens », confie cette retraitée de 62 ans. Un discours paradoxal pour quelqu’un qui se dit athée convaincu tant il est empreint de mysticisme. Du bricolage spirituel plus qu’un véritable athéisme.

Seules les formes de spiritualité qu’ils développent pourraient donc réunir ceux qui réfutent l’existence de Dieu. Car en l’absence d’un symbole qui lui est propre, et malgré des tentatives de rassemblement, l’athéisme est voué à rester une simple doctrine philosophique.

Tony FABRI, Jessica LOMBARDI et Marine SANCLEMENTE

(*) Selon la dernière enquête en date, publiée par le réseau mondial d’instituts de sondages indépendants Win-Gallup en aout 2012.

Aller plus loin

Pourquoi les athées sont-ils plus nombreux en France qu’ailleurs ? Interview du philosophe Jean-Sébastien Philippart (atlantico.fr).

À la conquête des non-croyants

À l’heure de la messe, les Sunday Assembly proposent aux athées de se réunir pour célébrer la vie. Un hymne à la joie de l’instant présent lors duquel Dieu n’est pas convié.

« Bienvenue à la première Sunday Assembly de France. Nous allons ensemble célébrer la vie. » Un accent américain très prononcé, une barbe à la Jésus et un look de « hipster », Sanderson Jones, comédien de profession, est prêt à animer l’assemblée dominicale telle une rock-star. Les premières notes d’Alexandrie Alexandra résonnent dans la salle, entraînant avec elles un public enthousiaste. Certains entament même quelques pas de danse.

Hakuna Matata, un drôle de gospel

Le lieu, c’est Beeotop, un espace de coworking du 17e arrondissement, dont la décoration est à la mode écolo : cages à oiseaux en carton, bambous aux murs et différentes nuances de verts apposées ici et là. Ce qui ne déplaît pas à la majorité de bobos parisiens présents pour l’occasion. Claude François laisse place à Hakuna Matata. Drôle de gospel que celui de ces athées.
Leur devise ? « Vivre mieux, aider souvent, s’émerveiller plus. » Ce leitmotiv se veut générateur de lien social, non pas autour de croyances mais de la joie de vivre, de l’envie d’améliorer les choses. Des idées simples qui peuvent passer pour un idéal hippie mais qui semblent pourtant convaincre. Bénévole de dernière minute, Francis a rejoint l’équipe deux jours avant le lancement. Pour lui, ces athées sont « un peu comme des francs-maçons mais plus libres, plus accueillants ».

Créés il y a deux ans à Londres, ces rassemblements se développent à une vitesse impressionnante. Le 28 septembre, des lancements étaient également organisés à Bruxelles, à Hambourg, à Sydney, à Dublin, à Amsterdam ou encore à Singapour. On compte déjà près de 60 Sunday Assembly, dont 16 aux États-Unis et trois pour le seul État de l’Ohio. Pas étonnant lorsque l’on observe leur force de frappe communicationnelle : une histoire bien ficelée, répétée et orchestrée au millimètre près à chaque nouveau rassemblement comme dans leur vidéo promotionnelle. Sanderson Jones et Pippa Evans, les fondateurs, tous les deux comédiens, n’ont pas hésité à se mettre en scène pour vendre leur projet. Plus de 42 000 euros ont déjà été récoltés par financement participatif sur les 630 000 espérés. De quoi permettre aux deux protagonistes de se verser un salaire.

Les organisateurs ont tout prévu, même des occupations pour les plus petits. Photo : Marine Sanclemente/EPJT.

Ce rassemblement dominical se veut aussi hors de tout jugement. On peut y parler de sexe sans se sentir coupable, évoquer le plaisir sans rougir. Affirmer ses différences sans que cela soit synonyme de jugement, contraire à des principes. Pendant une heure et demie, les participants font connaissance en dansant, en chantant et en jouant. Des moments de réflexion sont aussi prévus. Ce jour-là, à Paris, ils sont orchestrés par Charles Pépin. Le philosophe et journaliste de Psychologies Magazine, la revue partenaire de l’événement, cite notamment Épicure. Pendant que les adultes prêtent une oreille attentive, les plus petits se laissent volontiers distraire par les bénévoles qui jouent discrètement avec eux sur des plaids disposés au sol, près de l’estrade.

J’irai où tu iras… pas sûr

C’est plus qu’un simple rassemblement dominical. On perçoit un véritable souhait de fonder une communauté autour des Sunday Assembly. D’autres événements sont d’ores et déjà prévus pour ces athées parisiens : une visite du musée et du jardin Albert-Kahn, une randonnée dans le bois de Boulogne ou encore un apéritif sur les Grands Boulevards. Malgré tout, l’avenir de cette communauté se construira sans certains participants, dont l’opinion est mitigée. « Leur message est flou. On ne sait pas véritablement où cela nous mène. Quant aux choix musicaux, ils étaient très moyens », témoigne Jeff, venu ici avec son compagnon.

Comme à la messe, les bénévoles de l’organisation font la quête. Photo : Marine Sanclemente/EPJT.

Ironie du sort, si, en lançant son projet, Sanderson Jones s’attendait à des attaques venues des religieux, c’est en fait des athées militants qu’est venue la première pierre. « Ils estiment que ma façon de ne pas croire en Dieu n’est pas la bonne », explique-t-il. Qu’importe, le créateur des Sunday Assembly assume et reprend les codes du culte chrétienne à sa sauce : les chants, la quête, en l’occurrence chapeaux et sacs en toile , le « high-five » à son voisin, un geste de victoire où les participants se tapent dans les mains, en guise de paix du Christ.
J’irai où tu iras, version karaoké, vient clôturer le rendez-vous. Un choix qui n’est pas le fruit du hasard. « Suivez le guide », semble vouloir dire Sanderson Jones, à l’aise dans son rôle de gourou et dans ses préceptes de bonheur au-delà des croyances.

« J’étais prédestiné à l’athéisme »

Athée engagé, Victor Grèzes est parti à la rencontre des croyances. Dans ce tour du monde, il était accompagné de quatre amis de confessions différentes. Aujourd’hui, il milite au sein de l’association Coexister pour une meilleure entente entre les religions.

Victor Grèzes, 23 ans, est étudiant en relations internationales à la Sorbonne. Photo : Jessica Lombardi/EPJT.

Comment êtes-vous devenu athée et que cela implique-t-il pour vous ?

Victor Grèzes. J’ai été élevé dans une famille où nous ne parlions pas trop de religion, nous n’étions ni pour ni contre. Mais au vu de mon parcours, j’étais prédestiné à l’athéisme. À 15 ans, je suis parti une année en Afrique du Sud dans le cadre d’un échange qui m’a vraiment ouvert au multiculturalisme. Dans ce pays, dix-huit croyances différentes tentent de cohabiter. C’est grâce à cette expérience que j’ai compris qu’il fallait que je me positionne. Néanmoins, en arrivant à la Sorbonne, je voyais encore la religion comme une potentielle aliénation de l’individu. Puis j’ai tissé pas mal de liens avec des croyants pratiquants. Ils m’ ont permis de faire une distinction fondamentale entre la foi et les institutions religieuses. La foi est quelque chose d’intime qui n’est pas toujours comprise par ceux qui ne la partagent pas. En revanche, un athée peut discuter le rapport d’un croyant avec son église : on voit tout de suite si elle les empêche d’avoir un regard critique ou si elle laisse la place au libre arbitre.

Comprendre ce rapport entre les croyants et leur institution religieuse a-t-il eu un impact sur votre engagement en tant qu’athée ?

V. G. J’ai réalisé que si, moi, athée, je voulais combattre les croyants, j’étais aussi intégriste que les plus fervents défenseurs des religions. C’est à ce moment-là que j’ai découvert l’association Coexister, qui lutte pour une meilleure entente entre les différentes croyances. J’y ai appris à questionner le lien entre identité, ce que je suis, et altérité, ce que sont les autres. Dans ce sens, je milite pour la coexistence active, c’est-à-dire un juste milieu entre l’affirmation de sa propre identité et l’acceptation de celle de l’autre, qu’il soit croyant ou non.

En quoi votre tour du monde interreligieux a-t-il influencé votre athéisme ?

V. G. Cette expérience m’a renforcé dans mon athéisme et dans ma vision du monde. J’ai rencontré plus de 400 personnes qui abordaient la religion de manière différente. Mon identité d’athée a été mise à l’épreuve face à leur croyance mais j’ai réussi à en tirer quelque chose de positif. Il n’y a pas eu de confrontation mais une acceptation mutuelle, même si c’était parfois difficile. Au Kenya, je me suis retrouvé dans une situation un peu loufoque. Nous étions hébergés par des sœurs qui connaissaient l’athéisme pour l’avoir étudié mais n’avaient jamais rencontré d’athée. Elles m’ont dit : « Tu ne peux pas t’appeler Victor car c’est le nom d’un saint. Il faut que tu t’appelles table ou chaise. » Finalement, elles m’ ont appelé « Buisson ardent ». Nous avons fini par en rire.

Existe-t-il aujourd’hui un amalgame entre athéisme et laïcité ?

V. G. Je n’associe pas mon athéisme à la laïcité. Des athées qui se regroupent autour de la laïcité, cela n’a aucun sens. Par exemple, en Belgique, certains athées se rassemblent au sein de maisons de la laïcité mais cela complique les choses et donne l’impression que c’est seulement une affaire de non-croyants.

Que pensez-vous des regroupements athées qui se développent depuis peu ?

V. G. Je ne crois pas qu’il y ait d’intérêt à créer une communauté. Personnellement, je n’en ressens pas le besoin. Cependant, tout ce qui crée du lien social est intéressant, tant que cela ne tombe pas dans le communautarisme.

La « magie » de Noël

La question angoisse souvent les jeunes parents qui craignent de mentir à leurs enfants en leur faisant croire au père Noël. Pourtant, les spécialistes sont unanimes. Y croire correspond à un besoin psychique essentiel : celui d’espérer, d’attendre des surprises de la vie. Le père Noël, son traineau, ses rennes et tout ce qui entoure le mythe nourrissent et stimulent l’imaginaire des enfants. Ce qui est important pour leur adaptation à la vie et aux difficultés qu’elle renferme.

Photo : Terry Blain

De plus, jusqu’à l’âge de 6-7 ans, les petits sont dans la phase de la pensée magique, ils ne font pas la distinction entre ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Ils s’inventent des histoires. Passé cet âge, ils développent une pensée concrète qui leur permet de rassembler des faits pour obtenir une conclusion logique. Influencés par les commentaires de leurs copains à l’école, ils commencent alors à poser des questions. L’idéal pour les parents est de suivre le rythme de l’enfant, de l’accompagner dans son désir d’y croire, ou non. Cesser de croire au père Noël constitue, alors, une sorte de rite de passage à l’âge de raison, qui témoigne du fait qu’il n’est plus un bébé.

Que faire quand on est athée ? Faut-il ne pas fêter Noël ? Il faut simplement rappeler que Noël est avant tout une invention païenne. Bien avant la naissance de Jésus Christ, les Européens avaient l’habitude de fêter le solstice d’hiver et donc le retour annoncé du printemps, à la fin décembre. Si on l’écarte de son aspect religieux, qui lui a été apposé ensuite par les chrétiens, Noël reste une fête familiale, que l’on soit croyant ou non. Et le mythe du père Noël, bien que par définition irrationnel, est une croyance inoffensive et constructive pour les enfants. Le raisonnement qui mène les petits à ne plus y croire leur permet de développer leurs facultés à faire la part des choses.

Une base utile lorsqu’ils seront en âge de s’interroger sur des thématiques comme la religion.